09/01/14

Cancer du col de l'utérus, savoir où faire son frottis

Savoir où réaliser son frottis, c'est le thème de la campagne de l'Institut national du cancer (Inca) et du ministère des Affaires sociales et de la Santé en amont de la semaine européenne de prévention et de dépistage du cancer du col de l'utérus.

C'est un geste qui paraît banal aux femmes qui vont régulièrement chez un gynécologue et qui bénéficient d'un suivi régulier. Pourtant, 40 % des femmes ne font pas de frottis régulièrement.

De quoi s'agit-il ?

Cet examen médical est relativement simple, rapide et peu coûteux. Le professionnel de santé prélève des cellules du col de l'utérus. L'échantillon est ensuite envoyé à un laboratoire spécialisé qui étudie le prélèvement afin de déterminer si les cellules sont normales ou non.
Le frottis permet ainsi de détecter des lésions précancéreuses. Ces dernières, si le diagnostic est confirmé au moyen d'une biopsie, seront enlevées par curetage.

Qui doit faire un frottis cervical ?

Selon la Haute autorité de santé (HAS), toutes les femmes de 25 à 65 ans, qui ont ou ont eu une activité sexuelle.
Et cela qu'elles soient vaccinées ou non contre le cancer du col de l'utérus, les deux vaccins existants ne protégeant pas de tous les virus responsables de ce cancer.

A quel rythme ?

Tous les trois ans, après deux frottis normaux à un an d'intervalle.

Qui peut réaliser cet examen ?

« Un frottis peut être réalisé par le médecin traitant, le gynécologue ou une sage-femme, en milieu libéral, à l'hôpital, dans un centre de santé, dans un centre de planification ou d'éducation familiale, ou, sur prescription, dans certains laboratoires d'analyse de biologie médicale. Cette information est trop peu connue des femmes et justifie de continuer à les sensibiliser », souligne le communiqué de l'Inca et du ministère.
Par cette campagne radio diffusée du 11 au 28 janvier 2014, ces deux organismes espèrent toucher les femmes qui n'ont pas encore de suivi gynécologique. L'initiative est bonne, mais pourquoi ne pas mettre en place, comme le recommande la HAS depuis 2011 un dépistage organisé, « qui s'appuie sur les professionnels de santé déjà impliqués dans le dépistage actuel (...). Un courrier d'invitation ne serait adressé qu'aux femmes insuffisamment dépistées, qui n'ont pas de médecin traitant ou qui ne le consultent pas de façon régulière. » Un dépistage à l'image de celui du cancer du sein.